Discours lors d’une rencontre avec des personnes issues de diverses couches de la société.
Texte intégral du discours prononcé par l’Imam Khamenei, Guide de la Révolution islamique, lors d’une rencontre avec des personnes issues de diverses couches de la société. La rencontre s’est tenue au Husseinyah Imam Khomeiny, le 1er février 2026, à l’occasion des célébrations du 47ème anniversaire de la victoire de la Révolution islamique
Au nom de Dieu, le Très-Miséricordieux, le Tout-Miséricordieux
Louange à Allah, Seigneur de l’univers, et paix et salutations à notre Maître et Prophète, Abi al-Qassem al-Mustafa Muhammad, à sa Lignée pure, immaculée et élue, en particulier celui qui représente le Trésor d’Allah sur Terre.
Je souhaite la bienvenue à tous les chers frères et sœurs qui ont béni et illuminé aujourd’hui, ce Husseinyah, par leur participation et leur présence chaleureuse. Je dirai quelques mots au sujet du 12 Bahman (1er février 1979), qui est un jour important. Je parlerai également brièvement de la sédition qui a eu lieu il y a une ou deux semaines. J’expliquerai de quel type de phénomène il s’agissait et ce qui s’est exactement produit. Je dirai aussi quelques mots au sujet des États-Unis. Ce sont les points que j’ai notés afin de les partager avec mes chers frères et sœurs.
Quant au 12 Bahman (1er février 1979), le 12 Bahman est véritablement un jour exceptionnel. Au cours de l’année, il y a des jours où l’on sait qu’un événement s’est produit et qui est un jour important et mémorable. Ces jours sont consignés dans l’histoire comme des événements importants ou des circonstances significatives. Mais il existe certains jours qui dépassent selon nous, la simple notoriété ou l’importance historique. Ce sont des jours qui façonnent l’histoire. Un événement qui se produit un tel jour, modifie et infléchit réellement le cours de l’histoire. Le 12 Bahman est l’un de ces jours.
L’Imam [Khomeiny] est venu à Téhéran au milieu des menaces, au milieu des menaces ! Vous, les jeunes, vous n’avez pas vu ces jours-là. Il y avait des menaces de la part des États-Unis, des menaces de la part du régime et des menaces de la part des groupes terroristes. Plus tard, nous avons compris les plans qu’ils avaient élaborés concernant l’arrivée de l’Imam [Khomeiny]. Au milieu de ces menaces, l’Imam [Khomeiny] est venu à Téhéran avec courage et force. Il est entré à Téhéran et la nation a honoré son arrivée d’une seule voix. L’accueil réservé à l’Imam le 12 Bahman, à notre connaissance, est sans précédent dans l’histoire, même à notre époque où les populations et les infrastructures ont augmenté. L’accueil de l’Imam [Khomeiny] a été extraordinaire !
Un leader, une figure éminente, un Imam, est entré dans la société, et la société l’a accueilli (ainsi). Cela en soi, constituait un événement mémorable. Cependant, l’Imam [Khomeiny] n’a pas permis que cet accueil sans égal, demeure une simple cérémonie. De telles occasions sont parfois de simples formalités. Les gens viennent, rendent hommage à quelqu’un, puis se dispersent et s’en vont. Cette personne suit sa voie et eux, suivent la leur. L’Imam [Khomeiny] n’a pas permis que cet événement majeur soit réduit à une simple cérémonie. Il a commencé à agir dès la toute première heure.
Tout d’abord, la première chose que l’Imam [Khomeiny] a faite, a été d’annoncer le renversement du système [monarchique] le jour même de son arrivée. A Behesht-Zahra, s’adressant à une foule de millions de personnes, il a annoncé la chute du régime monarchique, dont on disait qu’il avait une histoire de plusieurs milliers d’années, et a annoncé son remplacement par un système nouveau et inédit, doté de caractéristiques majeures, marquantes et importantes. Or, ce nouveau système, dont l’Imam [Khomeiny] a annoncé la bonne nouvelle à son arrivée à Téhéran le 12 Bahman, possédait de nombreuses caractéristiques. J’en mentionnerai brièvement quelques-unes. Mais selon ce qu’a déclaré l’Imam [Khomeiny] lui-même, il y avait deux caractéristiques fondamentales, fondatrices et clés dans ce système.
La première était la transformation d’un pouvoir individuel et despotique, en une gouvernance populaire, ce qui est très important. Le peuple n’avait absolument aucun rôle dans le pays, et même les ministres et les administrations n’avaient aucune autorité réelle. Tout, chaque décision et chaque action, était conçu et exécuté au sein d’un seul cercle et d’une seule cour royale. Ce système a été transformé en un gouvernement populaire où le peuple peut exprimer ses opinions, faire des choix et exercer son autorité.
La deuxième caractéristique était la transformation du processus antireligieux qui gouvernait le pays, en un processus islamique et religieux. Quiconque lit les mémoires des responsables de l’époque Pahlavi – écrites plus tard ou à l’époque – verra et comprendra qu’ils orientaient l’Iran vers un cadre totalement antireligieux. C’était un mouvement qui n’aurait laissé aucune trace de l’islam, de la religion ou du Coran. Le pays avançait progressivement dans cette direction.
L’Imam [Khomeiny] a changé ce cap de 180 degrés. Bien sûr, un pays ne peut pas devenir religieux à 100 % du jour au lendemain. Le mouvement est devenu religieux et s’est progressivement orienté vers la religion. Si nous – les responsables du pays – avions correctement rempli nos devoirs, cette transformation aurait déjà eu lieu et le pays serait véritablement devenu religieux. En vérité, nous – certaines administrations, certains responsables et individus qui auraient pu agir – avons fait preuve de négligence. Il y a des choses que nous aurions dû faire, mais que nous n’avons pas faites. Et il y a des choses que nous n’aurions pas dû faire, mais que nous avons faites. Mais malgré tout cela, la trajectoire générale est restée exactement celle que l’Imam [Khomeiny] avait tracée. Autrement dit, nous avons progressé dans ce processus religieux et islamique.
[Bien sûr], une autre caractéristique de ce nouveau système que l’Imam [Khomeiny] a soulignée à maintes reprises, dans ses déclarations, qui figurait parmi les traits les plus importants qu’il avait énoncés, et était une caractéristique ayant fortement troublé l’Arrogance [mondiale], fut la rupture de l’emprise des États-Unis sur l’Iran. Dès le tout début, l’Imam [Khomeiny] a déclaré la fin de l’influence et des ingérences américaines en Iran. J’en dirai quelques mots vers la fin de mes propos. C’était également une caractéristique déterminante. C’est la caractéristique qui a plongé les Américains dans la frénésie et les a le plus déstabilisés, dès la toute première heure. Ce qui les a mis en colère, les a poussés à l’action et les a entraînés dans l’hostilité, était l’annonce que l’influence et les ingérences [étrangères] dans notre pays, ne seraient plus tolérées. Le pays appartenait à la nation iranienne et c’est cette nation et ses représentants élus qui décideraient de ses affaires.
Concernant la nature populaire de la Révolution et la nature populaire du gouvernement, qui est comme nous l’avons dit, une des caractéristiques déterminantes [du système islamique], ce que l’Imam [Khomeiny] a fait, consista à familiariser le peuple et la nation iranienne, avec ses propres capacités et ses propres valeurs. L’Imam [Khomeiny] avait une grande influence lorsqu’il parlait. Ses paroles résonnaient dans les cœurs. Il a permis à la nation iranienne de prendre pleinement conscience de ses grandes capacités. Cette phrase, « Nous pouvons » est extrêmement importante. Ceux d'entre nous qui ont vécu avant la Révolution – même ceux d’entre nous qui étaient politiquement actifs à l’époque – croyaient vraiment que les Iraniens ne pouvaient rien accomplir. « Nous ne pouvons pas » dominait la pensée des gens. L’Imam [Khomeiny] est venu et a renversé cette idée. Il a proclamé : « Nous pouvons ». Il a rendu la nation consciente de ses valeurs et de ses capacités.
Pendant les périodes des Qâdjârs et des Pahlavis, notre nation avait été transformée en une nation humiliée. La nation iranienne, avec son passé, sa civilisation, sa science, ses scientifiques, ses vastes et magnifiques bibliothèques, avait été transformée, à partir du début de la période Qajar et tout au long de la période Pahlavi, en une nation humiliée et retardée. Nous étions en retard dans les sciences, en retard dans la technologie et en retard dans la politique. L’Iran n’avait aucune influence sur les politiques régionales, sans parler des politiques mondiales. Une fois, j’ai raconté ici, qu’après la Première Guerre mondiale, des pays furent invités à participer à la Conférence de Paris pour prendre des décisions sur les problèmes internationaux. Une grande délégation iranienne partit pour Paris afin de participer à cette conférence, mais on leur interdit l’entrée ! La délégation iranienne attendit devant les portes. Plusieurs jours sont passés, mais ils n’étaient toujours pas autorisés à entrer dans la réunion. Voilà ce à quoi ils avaient réduit notre Iran magnifique et civilisé. Voilà ce qui était advenu de l’Iran qui avait autrefois, été une source de savoir, de philosophie et de tant d’autres choses dans le monde, dont les autres bénéficiaient. Ils l’avaient ramené à un tel état d’humiliation et d’insignifiance. En science, en technologie, en politique, dans le mode de vie, dans la position internationale, dans les prises de décisions régionales, dans tous ces domaines, la nation iranienne était en retard et humiliée sous les Qâdjârs et les Pahlavis. Il n’y avait aucune invention, réalisation ou mouvement digne de ce nom.
L’Imam [Khomeiny] a sensibilisé la nation à [la réalité de] ce retard, afin que les gens se demandent : « Pourquoi devons-nous être en retard ? Pourquoi ne devons-nous pas produire ou construire les choses nous-mêmes ? Pourquoi ne devons-nous pas être présents ou avoir une voix dans le monde ? Pourquoi ? »
L’Imam [Khomeiny] a éveillé cette sensibilité dans la nation. Il a ravivé la compréhension de ses capacités, dans l’esprit du peuple iranien. L’Imam magnanime a insufflé la confiance en soi à la nation. La nation iranienne a désormais confiance en elle. Aujourd'hui, par exemple, face à une nation européenne, ou même face à la nation américaine, vous ne vous sentez ni inférieurs ni plus petits. Vous dites : « Nous pouvons » et « Nous le ferons », et vous l’avez fait.
Au cours de ces 40 années et quelques passées, de grandes réalisations ont été accomplies dans ce pays. Ce sont des choses qui étaient autrefois inimaginables, mais qui ont été réalisées. C’est la même chose aujourd’hui. Bien sûr, ils cachent cela et nos efforts de propagande sont faibles. Aujourd’hui, il existe des milliers d’entreprises dirigées par des jeunes qui travaillent activement, produisent des équipements importants et mènent de grands projets. Lorsque certains responsables ont emmené des étudiants visiter certains projets industriels dans différentes parties du pays – et pas seulement à Téhéran – les étudiants étaient émerveillés. Ils avaient du mal à en croire leurs yeux. Qui aurait cru qu’un jour, l’Iran développerait une arme que les États-Unis tenteraient de reproduire ? Cela aurait-il traversé l’esprit de quelqu’un ? Mais cela s’est produit, cela s’est produit. L’Imam [Khomeiny] a donné au peuple cette confiance en soi. Il a insufflé en lui, cet espoir et ces ambitions.
L’Imam [Khomeiny], lui-même, était l’incarnation de cet espoir. Il était la manifestation de cet espoir. Il ne voyait aucun obstacle devant lui. Il disait : « Khorramshahr doit être repris » Nous étions là, à l’époque où Khorramshahr était entouré par les forces ennemies de tous côtés, [Mais il disait] « Khorramchahr doit être libéré » Une phrase ! Il était certain que cela pouvait être fait.
Il l’a dit, les jeunes ont manifesté leur volonté et cela s’est produit. Lui-même était l’incarnation de l’espoir, et il a mobilisé le peuple vers cet espoir également. Aujourd’hui aussi, sans les insinuations de véritables démons malveillants – ils sont vraiment malveillants – la situation serait la même. Certains, à l’intérieur [du pays], certains, à l’extérieur, suggèrent constamment que les jeunes Iraniens n’ont aucun espoir, aucun avenir et des choses de ce genre. [Mais] oui, à votre grand dam, les jeunes ont de l’espoir, ils ont un avenir, ils construisent cet avenir, et ils avancent.
Le 22 Bahman (11 février 1979) a été rendu possible grâce au 12 Bahman (1er février). Le 22 Bahman avec toute sa grandeur, a été rendu possible grâce au 12 Bahman. S’il n’y avait pas eu le 12 Bahman, si l’Imam n’était pas revenu, s’il n’y avait pas eu cet accueil populaire massif, le 22 Bahman n’aurait pas eu lieu. Le 12 Bahman a engendré le « Jour de la République islamique », le 12 Farvardin (1er avril). Le progrès dans ce pays, a été rendu possible grâce au 12 Bahman. C’est un jour important, un jour qui a façonné l’histoire. Le 12 Bahman, que nous commémorons aujourd’hui, est véritablement un jour qui a façonné l’histoire. N’oublions pas cela. Par la grâce que Dieu, Tout-Puissant, a accordée à l’Imam magnanime, cela a été accompli et, louange à Dieu, cela a continué jusqu’à ce jour. Bien sûr, le 12 Bahman a apporté ces bénédictions, mais il a aussi apporté l’hostilité des États-Unis. Dès ce jour-là, l’hostilité des États-Unis est devenue plus évidente, plus visible et plus ouvertement exprimée. Cela s’est aussi produit et je dirai un mot à ce sujet plus tard. Voilà donc en ce qui concerne le 12 Bahman.
Maintenant, à propos de la récente sédition, la sédition qui a eu lieu les 8 et 9 janvier. Premièrement, mon évaluation est que cette sédition était orchestrée par les États-Unis. C’était une sédition orchestrée par les États-Unis, orchestrée par les sionistes et les États-Unis. J’ai déjà dit, à une autre occasion, que les gens qui sont sortis pour mener une émeute étaient de deux catégories. Il y avait deux types de personnes. Un groupe était celui des meneurs et l’autre, celui des pions, une foule ignorante et sans direction. Les meneurs eux, avaient été formés et payés. Les meneurs avaient été formés. Ils avaient reçu de l’argent. Ils avaient été formés et informés sur la manière de se déplacer, d’attaquer, où attaquer, sur la manière de rassembler les jeunes et comment leur parler. Ils [les meneurs] avaient été formés à toutes ces choses. Ces meneurs avaient été formés. Beaucoup d’entre eux ont été arrêtés et l’ont avoué.
Un autre groupe était composé de jeunes emportés par l’émotion, qui se sont laissés entraîner dans l’agitation et sont sortis dans la rue. Nous n’avons pas de problème majeur avec eux. La sédition, elle-même, était orchestrée par les États-Unis. Le plan avait été conçu par les États-Unis, mais pas seulement les États-Unis, le régime sioniste y était également impliqué. Quand je dis les États-Unis, ce n’est pas une simple allégation. Ce n’est pas une simple affirmation, ni une affirmation basée sur des canaux de renseignement secrets, complexes et compliqués. Bien sûr, nous avons beaucoup de détails et de renseignements. Ce qui est clair est que cette action et ce mouvement venaient des États-Unis, ce sont les remarques du président américain lui-même. Il l’a dit explicitement ! S’adressant à ces émeutiers, il les a d’abord qualifiés de (membres du) peuple iranien. Lorsque plusieurs millions de personnes se sont rassemblées à Téhéran et dans d’autres villes le 12 janvier, ce n’était pas le peuple iranien ? Ces quelques milliers [à son avis] constituaient le peuple iranien ! Il les a appelés « le peuple iranien » puis il leur a dit : « Allez-y, avancez. J’arrive ! » Donc, la sédition était orchestrée par les États-Unis.
Gardez à l’esprit que cette sédition n’était pas la première sédition à avoir lieu à Téhéran, ni ne sera la dernière. Nous ferons face à des événements similaires dans l’avenir également. Ce n’était pas une première. Soyez attentifs. Ce n’était pas la première sédition et ce ne sera pas non plus, la dernière. Des événements similaires pourraient se reproduire. Après tout, nous sommes un pays avec une nouvelle idée et une nouvelle voie. Nous sommes un pays dont les intérêts entrent en conflit avec ceux des puissances mondiales. Nous devons toujours nous attendre (à de telles choses). Jusqu’à quand cette situation va-t-elle durer ? Jusqu’à ce que la nation iranienne atteigne un point où sa stabilité, sa fermeté et son contrôle sur ses affaires fassent perdre tout espoir à l’ennemi. Nous devons atteindre ce point et nous y parviendrons.
Même avant cette sédition, les rues de Téhéran avaient été le théâtre de certains crimes et événements. Le 20 juin 1981, des membres de l’OMK (Organisation des Mounafighine Khalgh) ont attaqué des membres du Bassidj dans ces mêmes rues de Téhéran, à l’aide de cutters. Nous avons vu ce genre de tragédies de nombreuses fois auparavant. Ce n’était ni la première ni la dernière. Dans tous ces cas, on peut clairement voir la main de puissances étrangères, en particulier celle des États-Unis et du régime sioniste.
Bien sûr, dans la récente sédition comme dans les événements précédents, nos responsables – nos forces de l’ordre, le Bassidj, le CGRI et d’autres qui avaient une certaine responsabilité – ont pleinement rempli leurs devoirs. Mais c’est le peuple lui-même, qui a éteint sous ses pieds le feu de la sédition et l’a réduit en cendres. Ce fut le cas cette fois, tout comme en 2009 et dans d’autres cas également. Lorsque les gens décident et entrent sur le terrain, ils éteignent le feu et réduisent les flammes en cendres. C’est ce qui s’est passé cette fois également, et à l’avenir aussi, si Dieu le veut, si un autre événement frappe ce pays, Dieu, Tout-Puissant, suscitera des gens pour y faire face. Ce sont les gens qui y mettront fin.
Maintenant, cette sédition avait plusieurs caractéristiques que je tiens à souligner – deux ou trois en particulier. L’une était que les émeutiers se cachaient derrière les protestations pacifiques des commerçants du bazar. C’était l’une de ses caractéristiques dominantes. En d’autres termes, ils ont utilisé les commerçants comme bouclier humain. C’était similaire à la façon dont, dans certaines villes et parties du monde, des criminels se servent lorsqu’ils sont confrontés à des forces opposées, et placent des femmes et des enfants devant eux, pour se protéger. Les séditieux se cachaient derrière les commerçants du bazar. Les commerçants avaient effectivement des revendications. Ils sont sortis dans les rues et ont fermé leurs boutiques. Comme je l’ai dit dans une réunion précédente, similaire à celle-ci, leurs revendications étaient raisonnables et justifiées. Ces gens [les émeutiers] se cachaient derrière eux pour éviter d’être identifiés. Mais les commerçants étaient perspicaces et ont compris ce qui se passait. Dès qu’ils ont vu qu’au lieu de se déplacer paisiblement dans les rues, ils attaquaient un poste de police – ils ont réalisé que c’était des émeutiers. Ils se sont séparés d’eux et distanciés, et ont laissé les émeutiers seuls. C’est un point.
Une autre caractéristique de cette sédition était qu’elle ressemblait à une tentative de coup d’État. En fait, certaines personnes dans le monde, ont qualifié la sédition qui a eu lieu, de tentative de coup d’État. Ils ont dit qu’un coup d’État avait été lancé en Iran, qui a bien sûr, été réprimé. Néanmoins, c’était une tentative de coup d’État. Mais en quoi était-ce une tentative de coup d’État ? La raison est que leur vandalisme ciblait les centres essentiels et efficaces de l'administration du pays. Ils ont attaqué la police, ils ont attaqué les centres du CGRI, ils ont attaqué certains organismes gouvernementaux et des banques. C’est ce qui s’est passé sur le plan matériel. Ils ont aussi attaqué des mosquées, ils ont attaqué le Coran. C’est ce qui s’est passé sur le plan spirituel. Ce sont les choses qui font fonctionner le pays. Ils les ont attaquées et cela équivalait à une tentative de coup d’État.
Il y a un autre point concernant cette sédition qui mérite attention. Ce point est que cette sédition a été ourdie et développée en dehors du pays. Elle n’a pas été planifiée à l’intérieur. Oui, un certain nombre de personnes à l’intérieur du pays, ont déclenché la sédition et les émeutes, mais le plan lui-même, a été élaboré à l’étranger. Les ordres étaient donnés de l’extérieur du pays. C’est-à-dire que ces personnes – les meneurs – étaient en contact avec des personnes à l’extérieur du pays qui leur disaient : « Maintenant, faites ceci ». « Maintenant, attaquez cet endroit ». « Maintenant, allez dans cette rue ». Ces directives étaient relayées depuis l’extérieur du pays. En utilisant des capacités satellitaires et des technologies similaires, ils collectaient des renseignements et guidaient les opérations sur le terrain.
J’ai été informé qu’une figure américaine influente au sein du gouvernement américain, avait dit à un contact iranien que lors de ce récent événement à Téhéran, et lors des récents événements qui ont eu lieu en Iran, la CIA des États-Unis et le Mossad du régime sioniste avaient amené tout ce qu’ils avaient, sur le terrain. C’était l’aveu d’un Américain. Il a dit que ces deux agences de renseignement, actives et très en vue – c’est-à-dire la CIA et le Mossad – avaient déployé toutes leurs ressources mais avaient été vaincues. Le programme avait été développé en dehors du pays, il avait été géré depuis l’étranger et les commandes étaient données depuis l’extérieur du pays.
Une autre caractéristique de cette sédition était que ces meneurs formés avaient pour tâche de procéder à des mises à mort programmées. Ils avaient l’ordre de « fabriquer » des morts. Ils n’avaient aucune inimitié particulière ou personnelle envers certaines personnes, mais ils devaient fabriquer des morts. Pour cette raison, ils ont lancé des attaques armées contre des centres militaires et les forces de l’ordre, utilisant des armes avancées et des armes personnelles sophistiquées, afin de provoquer une réaction de l’autre côté, et de s’assurer qu’un certain nombre de personnes seraient tuées. Mais ils ne se sont pas arrêtés là. Ils ont même attaqué les pions qu’ils avaient eux-mêmes attirés sur le terrain, avec leur propagande, et les ont frappés dans le dos. J’ai été informé que certains de ceux qui ont été blessés lors de cet événement, avaient été attaqués par derrière. Ils n’ont même pas eu pitié de leurs propres pions. Pourquoi ? Pour augmenter le nombre de morts. Bien sûr, l’ennemi prétend que beaucoup plus de personnes ont été tuées qu’il n’y en a eu réellement. Ils n’ont pas pu obtenir les chiffres qu’ils voulaient, alors ils les inventent simplement. Mentir de cette manière n’est pas surprenant de la part de gens comme eux. Ils rapportent des chiffres dix fois – ou même plus de dix fois – supérieurs au nombre réel.
L’objectif de l’ennemi était de perturber la sécurité du pays. C’était leur objectif principal, parce que lorsque la sécurité disparaît, il ne reste rien.
Sans sécurité, il n’y a pas de production, pas de moyens de subsistance, pas d’éducation ou de discussions. Il n’y a pas d’écoles, pas de recherche, pas de connaissances scientifiques et pas de progrès. Toutes ces choses existent quand la sécurité existe. C’est grâce à ceux qui ont défendu la sécurité du pays que nous sommes en vie aujourd’hui, et nous leur sommes tous redevables. Si votre enfant peut aller à l’école en toute sécurité, c’est grâce à la sécurité. Si nos enfants peuvent aller à l’école ou dans la rue, c’est grâce à cette sécurité. Sans elle, vous ne pourriez pas envoyer votre enfant à l’école, ni ouvrir votre boutique ou vous rendre sur votre lieu de travail. Un jeune occupé à faire des recherches ne pourrait pas mener à bien son travail.
Ils voulaient soulever les gens contre le système, mais heureusement, les gens les ont frappés fort. Le 12 janvier, des millions de personnes sont descendues dans les rues, se sont montrées et ont démontré ce que « le peuple iranien » signifie vraiment. Ils ont scandé des slogans contre les séditieux. Nos responsables doivent apprécier ces gens. Les responsables de notre pays doivent vraiment comprendre la valeur de cette nation.
Bien sûr, je dois aussi mentionner que cette sédition – que ce soit par coïncidence ou par calcul précis, je ne peux prétendre le savoir – a eu lieu à un moment où les responsables du pays, les autorités gouvernementales, le Président et d’autres, étaient en train de concevoir un paquet économique pour le pays. Ils formulaient et mettaient en œuvre des plans économiques pour améliorer les conditions de vie et faire avancer le pays. C’est précisément à ce moment que cette sédition est apparue. Que ce soit accidentel ou calculé, je ne peux prétendre le savoir.
Une autre caractéristique déterminante de cette sédition était sa violence. Sa violence était comme celle de Daech. Mais qui a créé Daech ? L’actuel Président des États-Unis a explicitement déclaré lors de sa première campagne électorale : « Nous avons créé Daech ». C’est-à-dire que les États-Unis l’ont créé. La Secrétaire d’État américaine l’a créé. Cette Secrétaire d’État, qui était une femme (Hillary Clinton), l’a également admis. Elle a écrit dans ses mémoires : « Nous avons créé Daech afin de prendre le contrôle de l’Irak et de la Syrie ».
Ils ont aussi créé ces Daech [terroristes]. Ceux-ci [les fauteurs de troubles en Iran] sont une autre version de Daech. Ils agissent comme le fait ce groupe. Comme je l’ai mentionné, à cette époque, Daech tuait et éliminait des gens sous le prétexte qu’ils n’étaient pas religieux. Mais ceux-ci [les terroristes fauteurs de troubles en Iran] tuent les gens à cause de leur religiosité ! C’est la seule différence. Sinon, c’est la même violence. Comme Daech, ils ont aussi brûlé vifs les gens. Brûler un être humain vivant, imaginez simplement à quel point il faut être brutal, cruel et violent [pour faire cela]. Ils ont commis des incendies criminels et des actes de vandalisme. Ils ont décapité des gens ! Ils ont commis les mêmes atrocités que Daech. La violence était l’une de leurs caractéristiques dominantes.
Maintenant que vous avez crié ce slogan et mentionné les États-Unis, parlons des États-Unis. Ce sera ma discussion finale [aujourd’hui] concernant les États-Unis. Quel est le problème entre les États-Unis et l’Iran ? Cette confrontation qui existe – l’Iran et les États-Unis sont ennemis depuis plus de 40 ans – de quoi s’agit-il vraiment ? À mon avis, le problème peut se résumer en deux mots : (1) Les États-Unis veulent dévorer l’Iran (2) la vaillante nation iranienne et la République islamique leur font obstacle. (Cela ressemble à) Quelqu’un qui a dit : « Je suis allé pour une demande en mariage et tout est réglé, sauf deux choses. Je leur ai dit : « Je veux (épouser) votre fille » et ils m’ont dit : « Quelle grave erreur » ! La nation iranienne a dit aussi à l’autre partie : « Quelle grave erreur ! » C’est le [soi-disant] « crime » de la nation iranienne et la cause du différend.
Votre Iran, votre pays, possède de nombreuses richesses attirantes : le pétrole de l’Iran est attirant, le gaz de l’Iran est attirant, les riches ressources minières de l’Iran sont attirantes, la position stratégique et géographique de l’Iran est attirante, et l’Iran possède beaucoup d’autres choses également. L’Iran est un pays qui devient naturellement l’objet des ambitions cupides d’une puissance expansionniste et agressive. C’est le genre de pays qu’est l’Iran. Eh bien, ils veulent prendre le contrôle de ce pays, comme ils le contrôlaient dans le passé. Pendant plus de 30 ans – plus de trois décennies – les Américains étaient présents en Iran. Nos ressources étaient entre leurs mains, notre pétrole était entre leurs mains, nos politiques étaient entre leurs mains, notre sécurité était entre leurs mains, les relations de l’Iran avec le monde étaient entre leurs mains – tout était entre leurs mains. Ils ont fait ce qu’ils voulaient pendant 30 ans.
Maintenant que leur emprise (sur l’Iran) a été brisée, ils essaient de trouver un moyen de revenir à la situation qui existait à l’époque des Pahlavis. [Mais] la nation iranienne s’est dressée courageusement et fermement contre eux, et les en a empêchés. C’est de cela qu’il s’agit dans l’hostilité. C’est la cause du différend. Le reste – les droits de l’homme et tout le reste – n’est que du verbiage. Le [vrai] problème est celui-ci : Ils ont des ambitions cupides. Mais l’Iran se défend fermement et continuera à tenir ferme. Si Dieu le veut, il mettra fin aux actes malveillants et aux complots de l’autre partie.
Quand parfois vous les entendez parler de guerre, affirmant qu’ils attaqueront avec leurs avions et ceci, cela, ce n’est pas quelque chose de nouveau. Dans le passé aussi, les États-Unis [leurs responsables] ont menacé à plusieurs reprises, en disant que « toutes les options sont sur la table ». Par « toutes les options », ils signifient aussi l’option de la guerre. Ils disaient continuellement : « Toutes les options sont sur la table ». Aujourd’hui, cet individu fait la même chose, affirme qu’ils ont envoyé des porte-avions, qu’ils ont fait ceci et cela, etc.
À mon avis, ils ne devraient pas essayer d’intimider la nation iranienne avec de telles choses. Le peuple iranien ne se laissera pas influencer par ce genre de propos. Ils (les Iraniens) n’ont pas peur de défendre ce qui est juste. Nous ne sommes pas ceux qui déclenchent [la guerre]. Nous ne cherchons pas à faire du mal à qui que ce soit. Nous ne cherchons pas à attaquer un pays. Cependant, quiconque se montrera cupide et cherchera à attaquer (notre pays) ou à lui porter atteinte, la nation iranienne lui assènera un coup de poing fort. Les Américains doivent savoir que s’ils déclenchent une guerre, ce sera une guerre régionale.
Avec mes salutations et que la miséricorde d’Allah et Ses bénédictions vous accompagnent !
31/01/2026



